Le gouvernement va débloquer 70 millions d’euros supplémentaires pour financer du chômage partiel “pour soulager les entreprises” les plus exposées à la hausse des prix du carburant

Face à l’impact économique du conflit au Moyen-Orient, le gouvernement français a annoncé la mise en place de mesures de chômage partiel destinées à soutenir les entreprises particulièrement touchées. Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a indiqué au micro de franceinfo ce lundi 30 mars que « je suis prêt à mettre en place des mesures de chômage partiel pour soulager les entreprises qui ont une baisse d’activité » en raison de la crise. Une enveloppe de 70 millions d’euros a été prévue pour financer ce dispositif, qui s’ajoute aux aides ciblées déjà annoncées pour certains secteurs stratégiques.

Ce dispositif vise principalement « toutes les entreprises qui font face à une baisse d’activité brutale liée directement à la crise et dont on est à peu près sûrs qu’une fois la crise passée, l’entreprise va redémarrer », a précisé le ministre. Pour l’instant, il semble que l’impact soit modéré avec une activité qui « tient pas trop mal, pourvu que ça dure ». Selon Jean-Pierre Farandou, l’objectif principal est de « sauvegarder l’emploi » et « préserver les compétences des salariés » dans un contexte incertain.

« L’objectif est de soutenir les entreprises tout en veillant à la pérennité de l’emploi, même si les budgets restent limités face à l’incertitude »

Ce système d’activité partielle, déjà utilisé lors de la crise Covid, permet à une entreprise en difficulté de réduire temporairement l’horaire de travail de ses salariés tout en garantissant leur emploi. Concrètement, le salarié voit son revenu partiellement affecté, avec une indemnité versée par l’employeur correspondant à 60 % de son salaire brut par heure non travaillée (au minimum 9,52 euros). En contrepartie, l’entreprise reçoit une allocation financée par l’État et l’Unédic. Concernant le coût de cette mesure, le ministre a expliqué qu’il serait ajusté au fur et à mesure de l’évolution de la situation dans l’année, avec une enveloppe initiale d’environ 70 millions d’euros.

Le contexte actuel est également marqué par des tensions sur le marché des carburants, avec la hausse des prix impactant lourdement certains secteurs comme le transport, la pêche ou l’agriculture. Pour y faire face, le gouvernement a annoncé une aide ciblée de 70 millions d’euros pour avril. Cependant, la possibilité de prolonger ces aides au-delà du mois d’avril reste incertaine, le ministre soulignant que « l’argent de l’État n’est pas extensible » et précisant que toute décision dépendra de l’évolution de la crise et des enjeux économiques.

« La prudence reste de mise, le gouvernement doit gérer ses ressources avec précaution face à l’incertitude grandissante »

En parallèle, la guerre au Moyen-Orient entraîne des révisions à la baisse des prévisions économiques. Le ministre des Comptes publics a annoncé que la prévision de croissance pour 2026 serait revue à la baisse en raison des tensions géopolitiques et de leur impact sur l’économie mondiale. Cette situation complique davantage la gestion budgétaire du gouvernement, qui doit jongler entre soutien immédiat aux entreprises et maintien d’une certaine stabilité économique à long terme.

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