Anthropic, le laboratoire d’intelligence artificielle, a récemment déposé des documents pour la création d’un nouveau comité d’action politique nommé AnthroPAC. Cette démarche souligne l’engagement croissant de l’entreprise dans le domaine de la politique et de la régulation, à l’image de ses concurrents dans l’industrie de l’IA. Le PAC a pour objectif de contribuer financièrement aux campagnes lors des élections de mi-mandat, en soutenant à la fois des représentants en place à Washington et de jeunes candidats prometteurs.
Financé par des contributions volontaires de ses employés, limitées à 5 000 dollars par personne, AnthroPAC vient s’ajouter à la multitude d’initiatives politiques soutenues par des acteurs du secteur technologique. Selon Bloomberg, la déclaration d’organisation enregistrée auprès de la Federal Election Commission porte la signature d’Allison Rossi, la trésorière d’Anthropic. La société n’a pas encore communiqué en détail sur ses stratégies politiques, mais cette démarche témoigne d’un engagement accru dans le jeu politique américain.
Il apparaît que les entreprises d’IA multiplient leurs efforts pour influencer la politique à différents niveaux. La Washington Post a ainsi rapporté qu’en 2026, ces sociétés avaient déjà investi près de 185 millions de dollars dans le cadre des élections de mi-mandat. Par ailleurs, en février dernier, le New York Times évoquait la création de Public First, un nouveau Super PAC ayant reçu au moins 20 millions de dollars d’Anthropic, finançant des campagnes de communication en faveur d’un cadre réglementaire favorable à leur secteur.
La montée en puissance des activités politiques d’Anthropic intervient dans un contexte de litiges importants, notamment avec le Département de la Défense au sujet de l’utilisation de ses modèles d’IA et des régulations possibles. La société semble vouloir peser de tout son poids dans le débat qui façonne l’avenir de l’intelligence artificielle.
Cette implication accrue dans la sphère politique s’inscrit dans une tendance plus large : les entreprises du secteur de l’IA cherchent à orienter les politiques publiques pour préserver leurs intérêts et accompagner le développement de réglementations favorables. Alors que le secteur continue à évoluer rapidement, le rôle des acteurs comme Anthropic dans la sphère politique pourrait avoir des répercussions majeures sur la manière dont la technologie est encadrée à l’avenir.
