Google, Accel India accélérateur choisit 5 startups et aucune n’est des « enveloppes AI »

Le secteur de l’intelligence artificielle en Inde continue d’être marqué par une explosion de candidatures, mais une grande majorité de ces propositions restent confinées à des idées superficielles, souvent qualifiées de « wrappers » ou enveloppes. Ces startups proposent d’ajouter des fonctionnalités d’IA, comme des chatbots, à des logiciels existants sans repenser fondamentalement leurs processus ou leur modèle commercial. Lors du récent appel à candidatures pour le programme Atoms, un partenariat entre Google, Accel et des acteurs locaux, près de 4 000 demandes ont été analysées, mais aucune ne correspondait véritablement à cette définition sophistiquée d’innovation.

Ce programme, lancé en novembre dernier, vise à soutenir des startups en phase précoce en leur fournissant jusqu’à 2 millions de dollars de financement, ainsi que des crédits cloud et IA pour accélérer leurs développements. Cependant, selon Prayank Swaroop, partenaire chez Accel, la majorité des candidatures rejetées, environ 70 %, étaient des « wrappers » — des entreprises qui utilisaient des technologies d’IA pour ajouter des fonctionnalités à des logiciels traditionnels sans apporter de véritable nouveauté ou transformation des workflows. La majorité des applications insistaient sur des outils d’automatisation du marketing ou de recrutement par IA, des secteurs très concurrentiels où la différenciation est difficile.

La sélection de startups a privilégié des projets alignés avec les usages concrets de l’IA et non simplement des wrappers, indiquant une évolution vers des applications plus élaborées et intégrées.

Ce qui est notable, c’est que cette année, le volume de candidatures a été environ quatre fois supérieur à celui des cohortes précédentes, en grande partie grâce à l’intérêt de jeunes fondateurs ou de premiers entrepreneurs dans le domaine technologique. La majorité des propositions restent centrées sur le secteur de l’entreprise, avec environ 62 % portant sur des outils de productivité, et 13 % sur le développement logiciel et la programmation, ce qui montre une forte tendance vers des applications B2B. Swaroop exprimait cependant l’espoir de voir davantage de propositions dans les domaines de la santé ou de l’éducation.

Les cinq startups sélectionnées pour cette cohorte illustrent cette nouvelle orientation plus concrète de l’écosystème IA indien. Selon Jonathan Silber, co-fondateur du fonds AI Futures de Google, ces projets s’inscrivent dans des domaines où l’adoption de l’IA pourrait avoir un impact significatif, comme la recherche scientifique, la gestion d’entreprise ou l’automatisation industrielle. Silber précise que les startups ne sont pas obligées d’utiliser exclusivement les modèles de Google, ce qui permet une diversité d’approches techniques et de modèles, favorisant un « cercle vertueux » entre l’expérimentation des startups et le développement de nouvelles capacités par Google.

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