Mauvaise communication : quel coût pour l’entreprise ? 

Une étude récente menée par Atlassian met en lumière l’impact considérable d’une communication inefficace en milieu professionnel, notamment en France. Selon cette étude, chaque salarié perd en moyenne une journée de travail par mois à corriger des erreurs liées à des messages mal compris. Sur une année, cela équivaut à 12 jours consacrés uniquement à gérer des malentendus ou des interprétations erronées. Au sein d’une organisation de 1 000 collaborateurs, cela représente donc 12 000 jours perdus chaque année, soit l’équivalent de 54 années complètes de travail sans aucune création de valeur ajoutée. Ces chiffres illustrent à quel point la qualité des échanges écrits influence la performance globale des entreprises.

Une part prédominante de ce gaspillage de temps provient des messages écrits, qui sont souvent sujets à des malentendus. En effet, 72 % des salariés déclarent avoir effectué des tâches inutiles suite à une mauvaise interprétation d’un e-mail ou d’un message. La compréhension des échanges constitue donc un véritable défi : en moyenne, les employés passent trois heures par semaine à démêler les ambiguïtés dans leurs communications, ce qui représente près de 20 jours de travail par an. Ces pertes impactent directement la dynamique des projets stratégiques, freinant l’innovation et ralentissant la réalisation des objectifs collectifs.

« La communication inefficace ne se limite pas à une perte de temps, elle remet en question la cohésion, l’engagement et la santé mentale des collaborateurs. »

Le choix des outils de communication joue un rôle crucial dans ces difficultés. Selon l’étude, 40 % des salariés pointent principalement les e-mails comme la source principale de malentendus, suivis de près par les conversations via chat, citées par 36 % d’entre eux. Bien que ces canaux soient pratiques pour des échanges simples, ils deviennent inadaptés pour les discussions complexes ou sensibles, où l’absence de ton et de contexte peut accentuer le risque d’erreur. Dans un contexte de travail hybride, où le télétravail est devenu majoritaire, cette problématique s’amplifie encore : la multiplication des échanges écrits favorise la confusion, malgré une augmentation de la fréquence des communications.

Ces dynamiques ont des répercussions importantes pour les ressources humaines, qui doivent désormais faire face à un enjeu économique de taille. La communication ne se limite pas à des économies de temps ; elle influence directement la productivité, la cohésion d’équipe et le bien-être des collaborateurs. Une mauvaise gestion des échanges peut également détériorer les relations interpersonnelles, certains malentendus menant à des tensions ou à une chute de l’engagement. Selon l’étude, 76 % des salariés ont déjà vécu un malentendu ayant eu des conséquences négatives, dont 47 % évoquant des relations détériorées avec leurs collègues. De plus, 20 % des malentendus sont remontés au service des ressources humaines, tandis que 24 % impliquent les managers. Au-delà des aspects pratiques, ces erreurs impactent la santé mentale des employés : 42 % déclarent perdre leur concentration après un malentendu, et 37 % ressentent de la rancune, ce qui nuit à la collaboration et à la cohésion d’équipe.

Ce contexte met en évidence la nécessité pour les entreprises d’adopter de nouvelles stratégies pour améliorer leur communication interne. Près de 24 % des salariés envisageraient de quitter leur poste à cause d’un malentendu, ce qui souligne un risque important pour le maintien des talents. Certaines solutions, comme l’utilisation accrue de formats vidéo, pourraient réduire ces malentendus : 58 % des salariés estiment qu’une vidéo aurait évité leur dernier malentendu, mais seul 21 % utilisent actuellement ce média. La mise en place d’outils adaptés et la sensibilisation à une communication claire jouent donc un rôle clé pour limiter ces coûts invisibles mais bien réels. Enfin, pour accompagner les Ressources Humaines dans cette démarche, des ressources comme le calendrier interactif RH 2026, regroupant plus de 250 dates clés, apportent une aide précieuse dans la planification et la gestion des événements majeurs de l’année.

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