Après des impacts de balles retrouvés sur la façade, Orange va définitivement déplacer la plupart de ses salariés de son site de Marseille

Le groupe Orange a annoncé une réduction importante de ses effectifs sur son site de Saint-Mauront, un quartier populaire de Marseille connu pour ses problèmes de sécurité et de clandestinité. La décision intervient après plusieurs incidents, notamment la découverte d’impacts de balles sur la façade de leur campus Massalia, ce qui a conduit à une fermeture temporaire du site en janvier dernier. La priorité affichée par l’entreprise est désormais la sécurité de ses salariés, beaucoup ayant exprimé leur inquiétude face à un environnement jugé dangereux.

Selon un porte-parole d’Orange, plus d’un millier de postes, représentant presque l’ensemble des effectifs du site, seront redéployés ou transférés vers d’autres sites dans la région. Seules les activités techniques seront maintenues sur place, assurant la pérennité de certaines opérations, mais le volet tertiaire sera déplacé. La relocalisation vise à garantir un environnement de travail plus sûr tout en répondant aux critères de qualité pour les nouveaux locaux, qui devront accueillir ces équipes dans de meilleures conditions que celles du quartier Saint-Mauront.

La sécurité des salariés prime désormais, ce qui entraîne un repositionnement complet des activités tertiaires hors du quartier sensible de Saint-Mauront.

Ce déplacement ne fait pas l’unanimité. La CGT a vivement dénoncé une stigmatisation des quartiers populaires, justifiant la décision par des enjeux de sécurité et d’efficacité. La confédération syndicale insiste sur le fait que l’entreprise a évité toute intention de cibler ses salariés ou de stigmatiser le quartier, en soulignant que l’enquête sur les impacts de balles exclut que l’entreprise ait été visée. De leur côté, certains représentants syndicaux, comme la CFDT, se montrent favorables à la relocalisation, estimant qu’elle répond à une demande de sécurisation des employés.

La controverse persiste quant à l’impact social de cette décision. La CGT dénonce une « fermeture » du site, tandis que la CFDT insiste sur la nécessité de suivre de près la mise en place du nouveau second site pour assurer une transition rapide et efficace. Par ailleurs, trois jeunes hommes impliqués dans les tirs sur le site de Saint-Mauront seront jugés le 24 mars, ce qui souligne la gravité des problèmes liés à la criminalité dans ce secteur. La question de la criminalité et de la sécurité continue donc de planifier le contexte des opérations de relocalisation d’Orange.

La transition vers de nouveaux locaux dans un environnement plus sécurisé constitue une étape essentielle pour l’avenir de l’entreprise et ses salariés dans ce quartier complexe de Marseille.

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