Encore moins d’embauches qu’en 2025 : le marché de l’emploi s’annonce encore difficile pour 2026 (et les jeunes vont le plus en souffrir)

Selon l’étude annuelle de L’Usine Nouvelle, le contexte économique et politique incertain en France influence fortement les perspectives d’emploi pour l’année 2026. L’enquête révèle que seuls 129 000 recrutements sont envisagés par les grands groupes, un chiffre en net retrait par rapport aux années précédentes, notamment 2025 où 153 000 embauches étaient prévues. La tendance à la baisse observée depuis 2024, avec 182 500 recrutements anticipés, semble donc se poursuivre, témoignant d’une période de forte morosité sur le marché du travail.

Ce recul de l’embauche se traduit également par une diminution des offres disponibles, notamment sur les plateformes d’emploi comme Indeed. La plateforme constate une chute de 15 points dans le nombre d’offres d’ici à 2025 par rapport à la fin de l’année précédente, confirmant une tension grandissante pour les demandeurs d’emploi. Les entreprises, face à un contexte mondial incertain et à des enjeux politiques intérieurs, adoptent une position prudente, avec 35 % qui prévoient de réduire leurs recrutements et 50 % optant pour le maintien à niveau de leurs effectifs actuels.

La situation souligne que l’emploi risque de ne pas s’améliorer en 2026, avec une priorité donnée aux profils seniors au détriment des jeunes diplômés.

Les chiffres montrent également que l’emploi des jeunes, notamment des diplômés Bac+5, devient de plus en plus critique. Selon l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), 30 % de ces jeunes restent sans emploi salarié un an après leur diplôme en 2025, une tendance qui ne semble pas aller en s’améliorant. La difficulté d’insertion, conjuguée à une baisse du recours aux contrats en alternance — notamment en raison de la diminution des aides gouvernementales, qui dissuadent 40 % des entreprises — accroît le défi pour les jeunes de faire leur entrée sur le marché du travail.

Par ailleurs, la concentration des recrutements dans le top 10 des entreprises continue, avec la SNCF en tête, affichant 17 000 ouvertures, suivi de LVHM et Transdev. Ces acteurs principaux concentrent une majorité des embauches, laissant peu de place pour la jeunesse. La priorité affichée par les employeurs se porte désormais fortement sur le recrutement de profils seniors, ce qui pourrait compromettre l’évolution des opportunités pour les jeunes. Les secteurs industriels souffrent d’une rareté de profils techniques, alors que ceux liés à la logistique et aux services demeurent en tension persistante.

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