Il y a un peu plus d’un an, Sam Blond a quitté son poste de capital-risqueur chez Founders Fund après seulement 18 mois, déclarant qu’il voulait revenir à l’opérationnel. Ce mercredi, il a officiellement dévoilé Monaco, sa nouvelle startup, après avoir passé plusieurs mois en phase de test en beta privée, désormais ouverte au public. La société a été cofondée avec son frère, Brian Blond, également expérimenté dans la vente et le capital-risque, ayant travaillé chez Sutter Hill et étant partenaire chez Human Capital.
Monaco a levé au total 35 millions de dollars, répartis entre un tour d’amorçage de 10 millions et un tour de série A de 25 millions, principalement menés par Founders Fund, avec la participation d’Human Capital. La startup cible principalement les jeunes entreprises en phase d’amorçage ou de série A, proposant une plateforme de vente basée sur l’IA, accompagnée d’un database à la ZoomInfo et d’un CRM natif à l’IA. Son objectif est d’automatiser une grande partie du travail de vente, en s’appuyant à la fois sur des agents humains expérimentés et sur des intelligences artificielles performantes.
“Monaco n’a pas pour but de remplacer totalement les humains mais plutôt de leur fournir une assistance experte, rendant la vente plus efficace et accessible aux startups en croissance.”
Les fonctionnalités du produit incluent la création automatique de campagnes d’emailing, le suivi, la prise de notes lors de réunions et la gestion complète de la prospection, notamment la construction de bases de données de prospects et l’identification des bons interlocuteurs au sein des entreprises ciblées. La plateforme aspire à remplacer des workflows entiers tout en étant supervisée par des experts humains pour éviter les hallucinations de l’IA et optimiser la performance commerciale.
Face à une concurrence féroce, Monaco se différencie en évitant la narration classique du remplacement des humains par des machines. Au contraire, elle met en avant une synergie entre IA et professionnels expérimentés, notamment en assurant que les réunions avec les clients soient conduites par des humains, et non par des avatars ou des robots. Selon Blond, cette approche vise à rendre la vente technologique accessible à des startups encore trop petites pour engager des équipes commerciales complètes.
Malgré une compétition intense dans le secteur, dominé par des acteurs comme HubSpot, Salesforce ou encore des startups comme Attio et Clay, Blond pense que Monaco peut devenir le prochain leader du marché. Il se montre convaincu qu’une nouvelle plateforme émerge, susceptible de surpasser Salesforce, actuel leader dans le domaine. « Nous sommes encore au début d’une nouvelle ère qui pourrait voir Monaco s’imposer comme la référence en matière de technologie de vente », indique-t-il.
Interrogé sur sa motivation, Blond explique qu’après sa carrière dans la vente, il se sent particulièrement qualifié pour créer une entreprise dans ce domaine, étant lui-même un non-technicien. La société emploie aujourd’hui une quarantaine de personnes, dans un environnement décoré de posters évoquant la motivation et la réussite, avec notamment un gong qui retentit chaque fois qu’une réunion est planifiée grâce à l’IA. La vision de Monaco est claire : transformer la façon dont les jeunes entreprises approchent la vente grâce à l’intelligence artificielle, tout en maintenant une touche humaine essentielle à leur croissance.
