Pourquoi les recruteurs vérifient les réseaux sociaux des profils ?

Le recrutement moderne s’éloigne désormais du seul recours au CV et à l’entretien traditionnel pour adopter une approche plus globale, intégrant notamment l’analyse des réseaux sociaux. Selon une étude récente d’Indeed, près de 80 % des recruteurs consultent en effet les profils sociaux des candidats durant le processus de sélection. Cette pratique leur permet d’obtenir des informations complémentaires sur la personnalité, les comportements et la réputation des postulants, renforçant ainsi leur prise de décision.

Les données montrent une utilisation régulière de cette vérification, avec environ 35 % des recruteurs qui la réalisent très souvent, et 16 % qui l’effectuent systématiquement. La fréquence de ces consultations varie selon la taille des entreprises, étant plus courante dans les structures de plus de 250 salariés, où 75 % des recruteurs la pratiquent souvent. À l’inverse, dans les petites entreprises de 1 à 9 salariés, cette pratique reste plus marginale, avec seulement 33 % de professionnels qui y recourent. La visibilité médiatique et la maturité digitale jouent un rôle clé dans cette disparité.

Les réseaux sociaux deviennent ainsi un outil essentiel pour analyser le contexte global du candidat, au-delà de son parcours formel.

Les secteurs les plus enclins à cette démarche sont le juridique, la finance ou encore la construction, où la pratique atteint 86 à 100 %. En revanche, dans les secteurs culturels, cette proportion reste plus modérée, autour de 67 %. Parmi les motivations principales de ces vérifications figurent la volonté de mieux comprendre la personnalité et les centres d’intérêt (environ 40 %), ou encore de confirmer ou infirmer les expériences professionnelles mentionnées (33 %). Une minorité d’environ 20 % recherche aussi des signaux de risques ou de comportements problématiques.

Près de 62 % des recruteurs admettent avoir déjà écarté un candidat après avoir analysé ses profils sociaux. Cela témoigne du poids conséquent de cette étape dans la décision finale. Parmi les raisons évoquées, 51 % concernent des incohérences entre le CV et la présence publique en ligne, tandis que 47 % pointent des comportements jugés non professionnels ou offensants. La nécessité pour les candidats de soigner leur image numérique devient donc cruciale dans un marché du travail où la transparence et la cohérence sont de plus en plus attendues.

En parallèle, la mise en place du forfait-jours en 2026 impose un cadre légal strict, avec quatre obligations principales à respecter pour être conforme aux réglementations. Un guide élaboré par le cabinet Lucca, en partenariat avec une avocate spécialisée en droit du travail, accompagne désormais les entreprises pour déployer ce dispositif efficacement, tout en maîtrisant les risques liés au respect du cadre légal. La prudence reste de mise face à la fine ligne entre l’exploitation des données pertinentes et la protection de la vie privée des candidats.

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