Apprentissage : un marché qui résiste aux coups de rabot budgétaires – Centre Inffo

La dernière étude de la Dares publiée récemment apporte un éclairage rassurant sur la situation de l’apprentissage en France en 2024. Contrairement à certains discours alarmistes laissant entendre un recul du dispositif, les chiffres révèlent une progression subtile mais significative du nombre d’entrées dans ce domaine. Cette stabilisation ou légère hausse intervient dans un contexte où le secteur est souvent mis à mal par des critiques portant sur le coût pour les finances publiques et la fragilité économique des centres de formation d’apprentis (CFA).

En effet, malgré des restrictions successives sur les aides à l’embauche et une baisse des niveaux de prise en charge, le marché de l’apprentissage n’a pas suivi une tendance à la décroissance. En 2024, ce sont 889 400 nouveaux contrats qui ont été signés, soit une augmentation de 4 % par rapport à l’année précédente. Si cette hausse n’égale pas l’envolée qu’on avait connue entre 2019 et 2022, elle confirme néanmoins la résilience du secteur, qui semble tirer profit davantage des formations du secondaire et des certifications à finalité professionnelle.

Malgré les contraintes budgétaires, le marché de l’apprentissage continue de faire preuve de vitalité, témoignant de sa capacité à s’adapter face aux restrictions.

Ce contexte intervient alors que le gouvernement prépare le budget de l’État pour 2026, un exercice qui cristallise les tensions autour des financements alloués à l’apprentissage. La question du coût pour les finances publiques, ainsi que la soutenabilité du modèle économique des CFA, est au cœur des débats. Certains établissements se disent fragilisés, alertant sur une possible déstabilisation si ces tendances à la baisse persistent ou si les financements se tarissent davantage.

Il est clair que l’apprentissage, malgré un contexte économique difficile, demeure un levier crucial pour la formation professionnelle en France. La solidité de ses chiffres en 2024 suggère que ce dispositif, tout en étant sous pression, conserve une dynamique positive. La vigilance reste cependant de mise, afin de préserver la qualité et la pérennité de ce secteur vital pour l’économie et l’emploi.

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