Budget 2026 adopté : ce qui change pour l’entreprise et les salariés

Le budget 2026 confirme une orientation politique claire en matière de recettes publiques, avec une focalisation particulière sur une fiscalité ciblée pour les grandes entreprises. En effet, environ 300 groupes réalisant plus de 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires seront concernés par une surtaxe exceptionnelle prolongée en 2026. Cette contribution sur les bénéfices, qui avait déjà été instaurée en 2025, est estimée rapporter 7,5 milliards d’euros cette année, contre 8 milliards l’année précédente. Les entreprises de taille intermédiaire sont expressément exclues de ce dispositif, ce qui souligne la volonté de concentrer l’effort fiscal sur les acteurs les plus importants.

Pour les directions des ressources humaines, cette orientation a des implications concrètes : la capacité d’investissement des groupes concernés peut être impactée, influençant ainsi les politiques de recrutement et les enveloppes salariales. La fiscalité devient dès lors un élément structurant du dialogue social, modifiant potentiellement les marges de manœuvre en matière de gestion des ressources humaines. Par ailleurs, la cotisation sur la valeur ajoutée (CVAE) ne connaît pas de réduction cette année, la suppression progressive étant repoussée à 2030. Les taux applicables en 2026 restent identiques à ceux de 2025, maintenant une pression constante sur les coûts fixes des entreprises, ce qui peut peser sur leurs stratégies d’emploi et leur masse salariale.

Les choix fiscaux du budget 2026 influencent directement la gestion des ressources humaines et les stratégies d’investissement des entreprises, tout en maintenant une pression sur leurs coûts fixes.

Le volet social du budget voit également plusieurs mesures phares. La prime d’activité est revalorisée de 50 euros par mois en moyenne, bénéficiant à plus de trois millions de ménages pour un coût estimé à 2 milliards d’euros. Cette hausse vise à renforcer le pouvoir d’achat des salariés modestes et pourrait contribuer à réduire certains mécontentements salariaux tout en améliorant l’attractivité des emplois peu qualifiés. Par ailleurs, le barème de l’impôt sur le revenu est revalorisé de 0,9 %, évitant ainsi un gel qui aurait pu augmenter la pression fiscale sur de nombreux contribuables. La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus est maintenue, avec un taux minimal de 20 % applicable dès 250 000 euros annuels, concernent environ 24 000 foyers fiscaux, ce qui limite l’impact pour la majorité des ménages.

Concernant la mutuelle d’entreprise, le guide RH publié par Mūcho rappelle que cette obligation n’est pas simplement un coût administratif, mais peut devenir un levier stratégique si elle est bien gérée. Cette année, le budget 2026 maintient les allègements de charges sur les bas salaires, équilibrant ainsi la nécessité de sécuriser les négociations sociales et de ne pas alourdir le coût du travail. La politique fiscale et sociale instaurée dans ce budget influence directement la gestion globale des entreprises, notamment en ce qui concerne les stratégies de rémunération, les politiques de bonus et d’intéressement, ainsi que la transmission d’entreprises familiales, particulièrement concernées par le durcissement du pacte Dutreil.

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