Les assistants IA d’OpenClaw construisent désormais leur propre réseau social

Le projet d’assistant personnel basé sur l’intelligence artificielle, autrefois connu sous le nom de Clawdbot, a connu plusieurs rebondissements de nom récemment, illustrant sa jeunesse et sa complexité technique. Après une brève renaissance sous le nom de Moltbot, suite à une challenge juridique de la part d’Anthropic, le créateur du projet, Peter Steinberger, a choisi le nom d’OpenClaw, un clin d’œil à ses origines lobsters et à son développement en communauté.

Ce changement de nom n’a pas été effectué à la légère. Steinberger a pris soin de vérifier la disponibilité du nom OpenClaw en consultant des experts en marques et en demandant la permission à OpenAI pour éviter toute violation de propriété intellectuelle. Le nom “OpenClaw” symbolise aussi la croissance collective du projet, qui dépasse désormais la simple initiative solo pour devenir un véritable écosystème ouvert, impliquant de nombreux contributeurs et supporteurs du monde open source.

Même si OpenClaw reste une plateforme encore en développement et vulnérable à certains risques de sécurité, sa communauté dynamique et ses financements participatifs montrent un potentiel prometteur pour l’avenir de l’IA ouverte.

Parmi ses dérivés, Moltbook, un réseau social où les assistants IA peuvent interagir entre eux, a déjà attiré l’attention de chercheurs et d’innovateurs. Ce lieu de discussion décentralisé permet aux agents IA de partager des informations, d’automatiser des tâches ou d’analyser des flux webcam, opérant à travers un système de compétences que les utilisateurs peuvent ajouter et configurer. Des figures comme Andrej Karpathy, ex-directeur IA chez Tesla, saluent cette innovation comme une “transition de science-fiction” remarquable, tandis que d’autres, comme le programmeur Simon Willison, qualifient Moltbook d'”endroit le plus intéressant sur Internet actuellement”.

Malgré cet engouement, Steinberger souligne clairement que ce projet n’est pas encore destiné au grand public. La sécurité reste une priorité, et les utilisateurs doivent disposer de compétences techniques solides pour manipuler l’outil en toute sécurité. La problématique de l’injection de prompt, un vecteur d’attaque potentiel, demeure une difficulté non résolue dans l’industrie, ce qui souligne la nécessité de veiller à un usage prudents dans un contexte contrôlé. La plateforme commence à accueillir des sponsors, mais Steinberger insiste sur le fait que l’objectif principal n’est pas le profit, mais le développement d’un outil open source accessible et sécurisé, avec des financements destinés à rémunérer équitablement les contributeurs.

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