764 morts au travail en 2024 : le gouvernement veut renforcer la prévention des accidents avec un coup de pouce de 3 millions d’euros d’ici 2028

Le gouvernement français a récemment annoncé une augmentation progressive du budget de l’Institut national de recherche sur la sécurité au travail (INRS), dans le but d’améliorer la prévention des accidents et des maladies professionnelles. Lors d’une interview accordée au journal l’Est républicain, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a indiqué que cette hausse de 3,4% d’ici deux ans portera le financement à plus de 90 millions d’euros à l’horizon 2028, contre 87 millions en 2025. Cette décision intervient dans un contexte où le nombre d’accidents mortels sur les lieux de travail ne cesse d’augmenter, soulignant l’urgence de renforcer les actions de prévention.

Le ministre a également précisé que cette augmentation de budget accompagnera le lancement imminent de récompenses favorisant les bonnes pratiques en matière de sécurité au travail. L’objectif étant de valoriser les entreprises qui investissent dans la prévention et la culture de la sécurité, afin d’encourager une approche positive à la réduction des risques. Par ailleurs, Jean-Pierre Farandou s’apprête à visiter prochainement l’INRS dans la Meurthe-et-Moselle, ainsi que des entreprises engagées dans la prévention, dans le cadre d’une démarche de sensibilisation accrue.

Malgré ces efforts, la France déplore encore 764 décès liés à des accidents du travail en 2024, un chiffre inquiétant qui témoigne de l’ampleur du défi à relever pour améliorer la sécurité des salariés.

Les chiffres du rapport annuel de l’Assurance maladie, publié en novembre dernier, révèlent une hausse alarmante dans certains secteurs, notamment celui des services et de l’alimentation, où le nombre de morts a augmenté de plus de 20 % en un an. Les secteurs traditionnels comme le BTP, la métallurgie ou les transports concentrent également une grande part des tragédies professionnelles. La situation met en lumière l’urgence de mener une politique de prévention plus efficace, alors que les effectifs d’inspecteurs du travail continuent de diminuer, avec une baisse de 16 % entre 2015 et 2021 avant une inflexion en 2022.

Selon M. Farandou, il faut ” entretenir une culture de la sécurité ” et faire de la prévention une priorité, car ” ce n’est pas une option “. La réduction du nombre d’inspecteurs, un problème encore non résolu, pourrait néanmoins compliquer la mise en œuvre de ces mesures. En tout état de cause, la stratégie gouvernementale s’oriente vers une sensibilisation accrue et la valorisation des bonnes pratiques pour réduire le nombre de morts et d’accidents graves sur les lieux de travail.

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