Lors de la cérémonie des vœux de Régions de France qui s’est tenue le 14 janvier à Paris, Carole Delga, la présidente de l’organisation, a exprimé des réserves concernant les coupes budgétaires annoncées par le gouvernement dans le domaine de la formation professionnelle. Elle a appelé à ce que le gouvernement revoie sa position et maintienne les crédits destinés à la formation des demandeurs d’emploi ainsi qu’à l’apprentissage, soulignant l’importance de ces domaines pour le développement économique des territoires.
Les représentants régionaux ont affiché leur détermination à préserver leur autonomie dans la gestion de la formation professionnelle. Lors de cet événement, plusieurs ministres étaient présents, dont Françoise Gatel (Aménagement du territoire et décentralisation), Philippe Tabarot (Transports), Sébastien Martin (Industrie) et Michel Fournier (Ruralité). Malgré leur soutien à la décentralisation, ils insistent sur la nécessité de conserver un financement suffisant pour assurer la pérennité des politiques de formation au niveau régional.
Les Régions tiennent bon et elles sont déterminées à défendre leur compétence, tout en appelant à un maintien des crédits face aux coupes prévu par le gouvernement.
En parallèle, le débat budgétaire à l’Assemblée nationale reflète cette tension. Les députés socialistes ont déposé un amendement en faveur du maintien des crédits régionaux pour la formation, mais celui-ci a été rejeté. La discussion est toujours en cours, et rien n’est encore joué quant à l’avenir des financements pour la formation professionnelle régionale. La crainte principale reste que des coupes importantes ne compromettent la capacité des régions à mener à bien leurs missions dans ce domaine crucial.
Ce contexte souligne une opposition persistante entre la volonté des régions de conserver leur autonomie en matière de formation et la politique du gouvernement, qui cherche à faire des économies. La récente déclaration de Carole Delga illustre l’essor d’une mobilisation régionale pour obtenir un revirement de la part de l’exécutif. L’issue de ces discussions déterminera sans doute si les régions pourront continuer à jouer pleinement leur rôle dans la lutte contre le chômage et la relance économique locale.
