Selon une étude récente du Gi Group Holding, intitulée “Repenser le modèle”, l’intérim s’impose désormais comme un outil stratégique pour les entreprises en quête d’adaptabilité. En effet, 88 % des employeurs envisagent d’accroître leur recours aux travailleurs intérimaires dans les années à venir. Cette tendance témoigne d’un changement profond dans la gestion des ressources humaines, où la flexibilité devient une priorité face aux perturbations économiques et technologiques. Les modèles d’organisation traditionnels, trop linéaires, montrent leurs limites face à ces enjeux, obligeant les entreprises à repenser leur manière d’embaucher et de gérer leurs équipes.
Les responsables RH constatent que les approches classiques pour attirer et fidéliser les talents ne suffisent plus. En effet, 82 % d’entre eux jugent ces méthodes obsolètes, appelant à des stratégies plus agiles et hybrides. Dans cette optique, 65 % des professionnels préfèrent désormais des contrats combinant CDI, missions d’intérim et autres formes d’engagement. Cette mutation favorise l’intérim qui, loin d’être perçu comme une solution d’appoint, devient un levier d’organisation permettant d’ajuster rapidement la main-d’œuvre selon les besoins du marché. La flexibilité devient une nécessité opératoire : 92 % des employeurs anticipent de créer une équipe plus flexible dans les deux prochaines années, pour mieux répondre aux fluctuations des activités quotidiennes.
“L’intérim se positionne comme un pilier indispensable pour organiser la main-d’œuvre en toute agilité, tout en intégrant ces nouveaux enjeux dès la conception des stratégies RH.”
Cette dynamique se traduit concrètement par une augmentation des collaborations avec les agences d’intérim : 38 % des employeurs y recourent pour renforcer leur capacité d’adaptation, et 29 % pour pallier des absences imprévues. Par ailleurs, un quart d’entre eux voit dans l’intérim un moyen de réduire les coûts globaux de recrutement, reflet d’une pression budgétaire toujours présente. En pratique, le recours à l’intérim permet d’absorber des pics d’activité, de sécuriser un lancement ou de pallier une absence sans modifier en profondeur l’organigramme. Pour les ressources humaines, cela constitue une réponse immédiate aux enjeux opérationnels, tout en permettant de maintenir une dynamique de croissance ou de transformation.
Dans cet environnement en mutation, la clé du succès réside dans une stratégie RH flexible et pensée dès la première journée. La gestion d’une main-d’œuvre mixte – permanents et intérimaires – doit s’appuyer sur des règles claires, intégrées à la continuité d’activité et à la gestion des risques. La stratégie doit ainsi évoluer au-delà des périodes de crise, afin de garantir une organisation résiliente et performante. En ce sens, l’intérim devient autant une solution d’adaptation immédiate qu’un levier pour transférer des compétences, notamment face aux ruptures technologiques rapides, telles que l’essor de l’intelligence artificielle.
Pour réussir leur recrutement en 2026, les entreprises doivent apprendre à sécuriser leur vitesse d’exécution tout en assurant la cohésion des équipes. 78 % des employeurs redoutent de ne pas former suffisamment rapidement leurs équipes aux nouvelles technologies, et 87 % pensent que l’intégration de l’IA nécessitera une refonte des compétences et des ressources sur de vastes périmètres. Dans ce contexte, recruter des intérimaires déjà formés ou capables d’apporter rapidement leur expertise apparaît comme une solution efficace. L’apprentissage sur le poste et le tutorat, que 48 % des candidats préfèrent, renforcent cette nécessité d’un onboarding terrain efficace, afin que tous, permanents comme intérimaires, évoluent selon des standards communs et partagés.
