La réforme de la formation agricole, initiée par la loi du 24 mars 2025, commence à se concrétiser avec la publication récente de deux décrets en décembre dernier. Ces décrets instaurent la création de nouveaux centres de formation intégrant à la fois la formation continue et l’apprentissage, dans un contexte marqué par un renouvellement rapide des générations agricoles. Cette évolution vise à répondre efficacement aux enjeux structurants du secteur, en favorisant une approche plus cohérente et adaptée aux nouvelles réalités du monde rural.
La loi LOSARGA (Orientation pour la Souveraineté Alimentaire et le Renouvellement des Générations) a pour ambition de renforcer la souveraineté alimentaire de la France, tout en facilitant le renouvellement des générations agricoles et en accompagnant les transitions essentielles, notamment écologiques. Selon l’Inrae, près de la moitié des agriculteurs en activité en 2020 devraient prendre leur retraite d’ici 2030, soulignant l’urgence de renouveler les effectifs et d’intégrer de nouveaux profils, souvent sans lien préalable avec le secteur agricole.
« La création de centres unifiés s’inscrit dans une stratégie globale pour assurer la pérennité du métier agricole face à un défi démographique sans précédent. »
Les nouveaux établissements qui voient le jour visent à offrir une formation plus cohérente, combinant formation initiale, continue et apprentissage, afin de mieux répondre aux besoins des jeunes générations et des professionnels en activité. Ces centres seront également des lieux d’accompagnement pour encourager l’installation de jeunes agriculteurs, tout en facilitant leur accès à des formations adaptées aux enjeux environnementaux et économiques actuels. Le cadre juridique renforcé doit également favoriser une meilleure articulation entre les dispositifs existants et faciliter la mobilité professionnelle dans le secteur agricole.
En conclusion, cette réforme marque une étape majeure dans la modernisation du secteur agricole français. En adaptant son dispositif de formation à la démographie changeante et en intégrant une logique de parcours complet, elle vise à renforcer la souveraineté alimentaire nationale tout en préparant aux défis futurs. La mise en place de ces centres innovants semble ainsi indispensable pour assurer la pérennité et la dynamique du monde rural face aux enjeux du siècle.
