À l’heure où la transition écologique devient une priorité fondamentale pour les entreprises, le marché de l’emploi dans les secteurs verts évolue rapidement. Selon une étude récente publiée par l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), cette dynamique permet d’entrevoir des tendances porteuses malgré une modération du volume d’offres. Ces données précieuses constituent une référence essentielle pour les organismes de formation qui cherchent à aligner leur offre pédagogique sur un marché en constante mutation.
En 2024, le nombre d’offres d’emploi cadre dans les métiers verts s’élève à 13 710, enregistrant une baisse de 11 % par rapport à l’année précédente. Bien que ce recul soit moins marqué que celui constaté sur l’ensemble du marché de l’emploi (-16 %), il souligne néanmoins une certaine stabilité relative dans ce secteur encore considéré comme une niche. Aujourd’hui, ces métiers occupent 2,9 % des offres pour les cadres, mais leur proportion ne cesse de progresser depuis cinq ans, ce qui traduit une forte dynamique d’adaptation face aux enjeux de développement durable.
Ce marché, bien que de niche, apparaît comme une véritable boussole pour anticiper l’évolution des besoins en compétences liées à la transition écologique.
Deux domaines concentrent l’essentiel de ces opportunités d’emploi : d’une part, les expertises en énergie et en efficacité énergétique, et d’autre part, celles liées à la gestion des déchets, à la biodiversité et aux solutions durables. Ces secteurs bénéficient d’un intérêt accru de la part des entreprises, soucieuses d’intégrer des pratiques responsables dans leur modèle économique. La croissance de ces métiers traduit en partie l’urgence de répondre aux enjeux climatiques et environnementaux en mobilisant des compétences techniques, réglementaires et stratégiques.
Face à ces évolutions, les organismes de formation jouent un rôle clé pour préparer les professionnels aux nouveaux défis. La demande pour des formations spécialisées en energie renouvelable, en gestion des risques environnementaux ou en développement durable est en augmentation. Ces filières doivent donc continuer à s’adapter rapidement pour couvrir les besoins croissants des entreprises engagées dans leur transition écologique, tout en restant accessibles à un large public de futurs cadres.
En conclusion, même si les métiers verts représentent encore une part relativement modeste du marché de l’emploi cadre, leur développement constant en fait une véritable “boussole” pour anticiper l’évolution des compétences requis à l’avenir. La montée en puissance de ces métiers, dans un contexte de transformation globale, illustre leur rôle stratégique pour répondre aux enjeux environnementaux tout en offrant de nouvelles opportunités professionnelles.
