Le groupe électroménager Brandt, placé en liquidation judiciaire, pourrait bénéficier d’une bouffée d’oxygène grâce à une proposition de reprise pour son site d’Orléans. La société Thomson Computing a présenté un projet visant à préserver une partie des emplois et de l’activité sur ce site emblématique. Cependant, cette initiative soulève des questions quant à son ampleur et à sa concrétisation, notamment par la voix de certains experts et acteurs du secteur industriel.
Selon les informations recueillies, la reprise proposée permettrait de sauvegarder environ 150 emplois sur les 350 que comptait le site d’Orléans. Ce chiffre, bien que positif pour les salariés concernés, reste en dessous des effectifs initiaux, ce qui alimente les débats sur la viabilité à long terme du projet. La volonté de Thomson Computing s’inscrit dans une démarche de relance économique locale, notamment en conservant une partie de la production et en maintenant une activité industrielle dans la région.
“Ce n’est qu’une proposition partielle, qui ne répond pas forcément à toutes les attentes pour la relance complète du site.”
Malgré cette initiative, certains experts soulignent que le projet actuel pourrait manquer de ambitions et de perspectives durables pour assurer la pérennité du site et la relance de l’activité. Marc Ferracci, ancien ministre chargé de l’Industrie, a ainsi réagi en qualifiant cette proposition d’« assez partielle », insistant sur la nécessité d’un plans plus ambitieux pour revitaliser véritablement le secteur industriel dans la région.
Le dossier de la liquidation de Brandt, en cours depuis plusieurs mois, met en évidence la difficulté à réinventer un secteur en pleine mutation, face à la concurrence étrangère et aux enjeux liés à la transition écologique. La question de l’avenir du site d’Orléans reste donc entière, et plusieurs acteurs espèrent encore une solution qui pourrait équilibrer relance économique et emploi local. Reste à voir si la proposition de Thomson Computing pourra évoluer et s’inscrire dans une stratégie plus globale de redressement.
