Deux décrets importants, publiés le 17 décembre 2025 et entrés en vigueur début 2026, viennent préciser les adaptations réglementaires suite à la loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire (LOSARGA). Ces textes, datés du 6 janvier 2026, concernent principalement les Centres de formation professionnelle et de promotion agricoles (CFPPA) ainsi que la création de nouveaux centres de formation professionnelle continue et d’apprentissage (CFPCA). Ces décrets s’inscrivent dans une volonté de moderniser et de simplifier le cadre de la formation agricole, tout en renforçant l’attractivité et la pertinence de ces structures pour le renouvellement des générations en agriculture.
Les principales modifications portent sur la transformation des CFPPA, désormais rebaptisés Centres de formation professionnelle continue (CFPC), tout en conservant leur modus operandi. La grande nouveauté réside dans la création d’un nouveau type de structure, le CFPCA, qui fusionne ou héberge diverses formes de formation, regroupant en un seul lieu formation continue et formation par apprentissage. Cette nouvelle organisation vise à favoriser une gestion intégrée, simplifier les parcours de formation et renforcer la cohérence des dispositifs proposés aux élèves et apprentis.
Concrètement, un CFPCA peut résulter de la fusion entre un CFA agricole et un centre de formation professionnelle continue, ou de l’accueil conjoint en un seul établissement d’un organisme de formation par apprentissage et d’un centre de formation continue existant. Ces centres assurent à la fois la mission de formation continue et celle de formation par apprentissage, sous un cadre réglementaire unifié, comme le précise l’article R811-29 du Code rural. Ils doivent également disposer d’un règlement intérieur élaboré en concertation avec un conseil de perfectionnement, à l’image des CFA agricoles, garantissant la qualité et la conformité de leur fonctionnement.
Ce que ces textes apportent, c’est une nouvelle articulation de l’offre de formation agricole, permettant une plus grande flexibilité et une meilleure adaptation aux besoins des jeunes et des professionnels en quête de renouvellement.
Les modalités de suivi de formation et d’évaluation pour les candidats à l’examen agricole ont également été revisitées. Les nouvelles règles permettent désormais que la formation en apprentissage se déroule aussi dans les CFPCA, aux côtés des CFA classiques, pour une durée minimale de 800 heures sur deux ans. Ces modifications législatives visent à renforcer l’offre de formation, à faciliter l’apprentissage et à promouvoir une meilleure structuration des parcours, afin de mieux répondre aux enjeux actuels de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire.
En somme, ces décrets marquent une étape importante dans le paysage de la formation agricole en France, en mettant l’accent sur la simplification administrative, la diversification des modalités pédagogiques et la consolidation des structures existantes. La création des CFPCA offre une réponse concrète aux besoins croissants d’adaptation et d’innovation dans le secteur, tout en visant à encourager la jeunesse à s’engager durablement dans la filière agricole.
