Récemment, une vidéo virale a mis en lumière les avancées impressionnantes mais aussi alarmantes de la robotique moderne. Un opérateur chinois a tenté de contrôler un robot humanoïde Unitree G1, équipé d’un système de motion capture, pour reproduire ses mouvements en temps réel, notamment lors d’un entraînement de kickboxing. Malheureusement, le délai de synchronisation, encore d’environ une seconde, a conduit à un incident inattendu : le robot a porté un coup directement dans l’entrejambe de son utilisateur, qui se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment.
Ce robot, d’une valeur d’environ 16 000 dollars, pèse environ 35 kilos et possède entre 23 et 43 articulations, avec une puissance de rotation pouvant atteindre 120 Nm au niveau des genoux. La technologie utilisée se base sur une intelligence artificielle et un réseau neuronal pour reproduire en temps réel les mouvements humains. Pourtant, cette démonstration, bien que spectaculaire, souligne également les limites actuelles de la synchronisation dans la communication homme-machine : la latence constitue encore un défi majeur.
« La synchronisation de la motion capture doit encore s’améliorer pour éviter que les robots deviennent involontairement des sacs de frappe. »
Sur les réseaux sociaux et dans la sphère de la robotique, cette vidéo a immédiatement déclenché des débats, notamment en évoquant la pertinence des notions de sécurité et de responsabilité légale. Certains ont ironisé en rappelant que les trois lois d’Asimov sont tombées en poussière avec cet incident, d’autres ont imaginé les futurs scénarios où ces machines pourraient causer davantage de dégâts. Si la controverse porte souvent sur la malveillance des robots, il s’agit ici simplement d’un excès de confiance dans une technologie encore en développement.
Si l’évolution de cette technologie se poursuit, la réduction du délai de synchronisation pourrait atteindre 0,1 seconde dans un avenir proche, rendant ces interactifs beaucoup plus sûrs et précis. Cependant, cette histoire rappelle surtout qu’il ne faut pas sous-estimer la puissance de ces machines et qu’un simple mauvais timing peut transformer une démonstration impressionnante en incident embarrassant. En somme, pour ceux qui envisageraient un jour de piloter un robot humanoïde pour s’amuser ou pour des applications professionnelles, mieux vaut prévoir une coquille protectrice… ou au moins une bonne dose de prudence.
