En 2026, le désengagement des salariés continue de peser lourdement sur la performance globale des entreprises françaises. Ce phénomène, qui ne relève plus d’un malaise passager mais s’inscrit dans la durée, transforme en profondeur la relation au travail. Les entreprises doivent désormais faire face à cette réalité économique et sociale, et repenser leurs pratiques managériales pour tenter d’en limiter les effets.
En 2023, la gravité du problème a été confirmée par une étude IBET© publiée par Mozart Consulting, qui a mesuré un indice de bien-être au travail de seulement 0,75. Ce score traduit un niveau clair de désengagement chez les salariés français, avec des conséquences financières très concrètes. Le coût moyen annuel du désengagement par salarié atteignait alors 13 250 euros, intégrant l’absentéisme, les arrêts de travail, la baisse de productivité, mais aussi le turnover, les tensions internes et la dégradation du climat social. Autrement dit, le désengagement dépasse largement la seule question du bien-être, impactant directement la performance économique des entreprises.
Le coût du désengagement devient un enjeu stratégique majeur pour la compétitivité des entreprises françaises.
Les perspectives pour 2026 s’inscrivent dans une tendance à la hausse. Selon les estimations, le coût du désengagement par salarié pourrait dépasser 16 000 euros cette année, si aucune transformation managériale n’est engagée. La situation s’avère particulièrement préoccupante : selon Gallup, seulement 8 % des salariés français se disent engagés. La récente évolution des formes de désengagement, telles que le “quiet quitting”, le “resenteeism” ou le “conscious quitting”, témoigne d’une rupture plus silencieuse mais tout aussi profonde, dans laquelle les salariés restent en poste tout en se retirant psychologiquement.
Face à cette réalité, les attentes professionnelles évoluent rapidement, plaçant le sens, l’équilibre vie professionnelle-vie privée, et la cohérence avec les valeurs personnelles au cœur des préoccupations. Les entreprises peinent à suivre ce rythme de transformation, et le constat reste alarmant : à l’horizon 2026, le désengagement semble se stabiliser à des niveaux élevés, devenant une norme implicite dans de nombreux collectifs. La nécessité d’agir vite et efficacement n’a jamais été aussi pressante, car le coût financier et social du désengagement ne cesse d’augmenter.
En somme, le coût du désengagement par salarié en 2026 pourrait dépasser 16 000 euros, un chiffre qui illustre l’urgence pour les entreprises de repenser leur gestion des ressources humaines. Les coûts directs comme indirects s’accumulent, menaçant la compétitivité et la réputation des organisations. Pour y faire face, il ne suffit pas de dispositifs de bien-être ou de stratégies superficielles : une transformation profonde du management et de l’organisation du travail est indispensable. La capacité à se réinventer sera la clé pour limiter ces coûts et assurer la pérennité des entreprises dans un contexte où l’engagement doit redevenir une priorité stratégique.
