Aller recruter dans les stades et les gymnases ? Un rapport ministériel préconise d’aller chercher “100.000 jeunes” dans des clubs de sport pour les amener dans l’entreprise

Une mission interministérielle récemment dévoilée le mercredi 10 décembre recommande la création de passerelles entre les entreprises et les clubs sportifs afin d’intégrer davantage de jeunes sur le marché du travail. L’initiative repose sur l’idée que le sport peut servir de levier pour repérer, accompagner et réinsérer les jeunes en difficulté.

Le rapport insiste sur la nécessité de développer des postes d’accompagnateurs ou de médiateurs socio-sportifs, afin de faciliter la transition entre le monde du sport et celui de l’emploi. L’objectif ambitieux fixé est d’accompagner vers l’emploi 100 000 jeunes d’ici 2030, en mobilisant notamment des clubs sportifs, des fédérations, des associations ou encore des acteurs locaux. Plusieurs programmes déjà existants ont permis d’accompagner plus de 20 000 jeunes en cinq ans, selon le plan d’actions baptisé “Plan jeune par le sport”.

Le rapport met en avant que le sport, par sa capacité à mobiliser et à fédérer, peut devenir un véritable fer de lance pour l’inclusion sociale et professionnelle des jeunes.

Pour atteindre cet objectif, la mission préconise de créer des métiers passerelles comme animateur d’inclusion ou médiateur socio-sportif, ainsi que de renforcer la formation des coachs pour qu’ils jouent un rôle clé dans le repérage et l’accompagnement des jeunes. La réduction des emplois aidés dans le secteur, qui a conduit à la perte de 60 000 professionnels accompagnant la jeunesse, est également pointée comme un obstacle à surmonter.

Dans cette optique, la mise en place d’un fonds de dotation national d’inclusion par le sport, soutenu par le Comité national sportif et olympique (CNOSF), serait envisagée afin de financer ces parcours d’insertion. Selon Jean-Philippe Acensi, fondateur de l’Agence pour l’éducation par le sport, il s’agit de « changer d’échelle » en s’appuyant sur des acteurs de confiance implantés près des territoires.

En somme, cette initiative vise à faire du sport un vecteur d’intégration professionnelle, notamment en créant des passerelles directes entre les acteurs sportifs et les entreprises. Avec plus de 20 000 clubs, 5 000 coachs formés et 1 000 entreprises engagées d’ici 2030, le projet ambitionne de transformer la dynamique de l’inclusion sociale en misant sur le potentiel fédérateur du sport.

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