Près de 40 % des jeunes confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE) en France métropolitaine sont accueillis par des assistantes familiales, un chiffre qui témoigne de la place essentielle de ce mode d’accueil dans la protection de l’enfance. En 2021, selon une étude de la Drees, ce sont 38 000 assistantes qui hébergent environ 70 600 mineurs et jeunes majeurs, soit 39 % de l’ensemble des jeunes confiés à l’ASE. Ce mode d’accueil repose sur un engagement fort, tant sur le plan humain que professionnel, de la part des assistantes et de leurs familles d’accueil.
Ces professionnelles jouent un rôle crucial en fournissant un environnement stable, accueillant et propice au développement global des jeunes pris en charge. Leur mission ne se limite pas à une simple garde : elles doivent assurer le bien-être physique, psychique et affectif des jeunes placés, tout en veillant au respect de leurs droits à la communication avec leur famille, à la vie sociale et aux sorties. La relation avec les familles biologiques est également primordiale, puisqu’un contact régulier doit être maintenu afin d’assurer la cohérence du parcours de chaque jeune accueillie.
“Les assistantes familiales doivent conjuguer compétences professionnelles et implication personnelle pour accompagner au mieux chaque jeune confié.”
La reconnaissance du métier d’assistante familiale implique la nécessité d’une formation spécifique et d’un accompagnement constant. Leur rôle exige des qualités humaines et professionnelles fortes, notamment de la patience, de l’écoute, et une capacité d’adaptation face à des situations souvent complexes. La profession est également encadrée par des dispositifs réglementaires visant à garantir la qualité de l’accueil et la sécurité des jeunes, avec des visites régulières et un suivi administratif rigoureux par les services départementaux.
En résumé, les assistantes familiales constituent un pilier fondamental de la protection de l’enfance en France, accueillant près de 70 600 jeunes en 2021, tout en assurant leur épanouissement dans un cadre familial. Leur engagement, souvent discret mais essentiel, permet de garantir une continuité dans l’accompagnement des jeunes confiés à l’ASE, tout en favorisant leur développement harmonieux et leur intégration sociale à long terme.
