Une étude récente publiée le 10 mars par l’Observatoire des métiers du BTP met en lumière l’importance croissante de la fonction « études » dans les entreprises du secteur du bâtiment et des travaux publics. Face aux mutations écologiques, numériques et réglementaires qui bouleversent le secteur, cette fonction apparaît désormais comme un pilier stratégique, avec des enjeux majeurs en matière de recrutement et de formation.
Avec plus de 90 000 salariés impliqués dans cette fonction, dont 58 000 dans le bâtiment (représentant 5,2 % de ses effectifs) et près de 34 000 dans les travaux publics (soit 10 %), la complexification des missions liées à la transition écologique et à la conformité réglementaire nécessite une adaptation constante. Les entreprises, notamment celles de plus de 10 salariés, privilégient l’internalisation de ces compétences pour répondre aux défis actuels et futurs.
L’étude prévoit ainsi un besoin annuel de 2 200 nouveaux entrants dans le secteur du bâtiment et de 1 260 dans les travaux publics, soit un total supérieur à 15 000 postes à pourvoir d’ici à 2030. Ces chiffres témoignent de l’urgence de renforcer la formation et le recrutement dans cette fonction stratégique, qui voit sa responsabilité s’accroître à mesure que les exigences en matière d’écologie, de numérique et de conformité réglementaire évoluent rapidement.
Pour faire face aux mutations et assurer un avenir durable, la formation d’une main-d’œuvre qualifiée dans la fonction « études » est devenue une nécessité incontournable pour le secteur du BTP.
En somme, l’étude met en évidence que la fonction « études » dans le BTP, autrefois considérée comme un service support, devient aujourd’hui un levier clé pour la compétitivité et la durabilité des entreprises. La capacité à anticiper, innover et respecter les normes environnementales et réglementaires conditionne désormais leur avenir. La nécessité de renforcer les dispositifs de formation et d’attraction des talents dans ce domaine apparaît comme un enjeu majeur pour répondre à ces défis croissants.
